
La parole est un moyen d’expression universel. C’est par la parole que chacun d’entre nous exprime ses envies, ses sentiments, son approbation et son désaccord de la façon la plus directe. C’est grâce à elle que nous nous faisons le mieux comprendre des autres. C’est d’abord grâce à elle, puis ensuite, inévitablement, aux actes que nous posons, que nous possédons le pouvoir de modifier les aspects de nos existences.
Les arts de la parole font partie intégrante des arts de la scène, du récit ou des sciences du langage. Ils incluent le théâtre (en ce compris le théâtre-action et l’improvisation), la déclamation et l’éloquence, l’art du conte et de la narration, l’écriture, la poésie, le slam et la chanson.
Les arts de la parole permettent à tout en chacun de développer ses propres compétences en expression orale. Mais au-delà de cet objectif premier, ils possèdent également les vertus suivantes :
– Ils rendent légitime toute expression
– Ils permettent à chacun de découvrir ses propres talents, ses capacités d’expression et imaginatives
– Ils développent la confiance en soi, la créativité verbale et non verbale, tout comme ils nous font découvrir l’impact de la communication verbale et non verbale
– Ils nous apprennent à nous sentir plus à l’aise, à lâcher prise et à assumer notre personnalité, nous libérer du jugement des autres, que ce soit face à un public ou dans la vie réelle
– Ils nous font découvrir qu’il existe en chacun d’entre nous un comédien, un conteur, un orateur, un poète qui peut s’exprimer à travers un personnage (soi-même ou fictif)
Dans la sphère privée ou professionnelle, ils sont aussi utiles pour apprendre à mener une conférence, raconter une histoire, prononcer un discours, animer un groupe, présenter un projet/un travail à un jury, etc.
La plupart des exercices menés en arts de la parole proviennent du répertoire du jeu d’acteur. L’accent y est principalement porté sur la dynamique de groupe, l’occupation d’un espace scénique, la prise de parole dans l’espace public, le travail de la voix, de la prononciation et de l’articulation, un processus créatif personnel, et l’incarnation d’un personnage fictif.
Les balises principales d’un atelier en arts de la parole sont les suivantes :
– la participation active : toute personne qui vient s’engage à donner le meilleur d’elle-même et de ses capacités
– le non-jugement : toute perception, tout ressenti, toute expression a le droit d’être entendu(e) et compris(e)
– le droit à l’erreur : une erreur est une étape légitime sur le chemin de la réussite et surtout pas une preuve d’incompétence ou de mauvaise application des consignes
– la confidentialité : ce qui se dit dans l’atelier reste dans l’atelier
Par ailleurs, mes ateliers garantissent toujours un espace de réflexion sur l’aspect dramaturgique, philosophique ou linguistique d’une thématique ou d’une oeuvre précise.
Les ateliers/les animations que je propose :
1) La découverte de l’espace scénique et de l’espace public : première appréhension avec un plateau de jeu, avec un lieu de discours. Travail de l’expression orale et corporelle et des techniques de lecture à voix haute. Apprentissage de la prise de parole en public (intonation, respiration, rythme) et l’importance du non-verbal dans la communication (les différentes postures, gestes ou regards qu’on adopte). Un espace de partage et de création est garanti.
2) L’art dramatique : découverte d’une situation théâtrale. En plus de la découverte de l’espace scénique, on y apprendra à incarner un personnage sous toutes ses facettes (son caractère, son humeur, sa façon de parler, de se tenir) et ses réactions en fonction du contexte dans lequel il se situe. Au-delà des exercices de jeu d’acteur ou de prise de parole, on prendra la peine de jouer des scènes soit issues d’oeuvres existantes, soit issues de créations personnelles.
3) Le théâtre-action : Un atelier de théâtre-action possède les mêmes bienfaits qu’un atelier ou qu’un cours d’art dramatique traditionnel. En revanche, il possède une dimension sociétale supplémentaire : offrir à un public dit « minoritaire » pour des raisons économiques, sociales ou politiques de pouvoir s’exprimer librement. Il cherche à se montrer solidaire des défavorisés, des exclus. Celui-ci prend la forme de créations collectives (la grande majorité du temps) qui partent des injustices ou des péripéties vécues par les participants et qu’ils ont envie de partager ou de dénoncer. Il vise à analyser et transformer les rapports sociaux, il possède une fonction de contestation sociale.
4) L’improvisation : on y apprendra à jouer/créer une situation particulière, une saynète ou un personnage avec peu ou pas de préparation au préalable. Reprend les bienfaits des ateliers de découverte de l’espace scénique et d’art dramatique, mais y cultive en plus la spontanéité, le fait d’assumer sa propre personne et ses propositions, lesquelles deviendront utiles aux partenaires pour pouvoir rebondir et faire avancer le groupe. On y apprend à écouter et coopérer avec les autres, à atteindre un objectif avec eux en tenant compte de leur personnalité, de leur vécu, de tout ce qui les façonne, en les acceptant tel(le)s qu’ils/elles sont. On peut aussi se surprendre soi-même sous la pression.
5) Le conte : découverte d’un art singulier pour apprendre à raconter et développer son imaginaire. Au programme : écoute et découverte des contes, des histoires, d’un art qui permet de voyager ; travail du corps, de la voix, de l’occupation de l’espace réservé à l’orateur. On prendra la peine de raconter des histoires, d’en créer ou d’inventer une suite/un début à un récit qui existe déjà.
Le conte possède un aspect éducatif supplémentaire pour les enfants et les adultes : il s’agit d’une métaphore, d’une manière de rassurer et de rassembler face à des thèmes sérieux, face à ce qui nous émeut. Dans ce cas, la notion de groupe est importante pour les enfants, qui se rendent compte que tout le monde ressent les mêmes émotions, et peuvent s’identifier au héros de l’histoire, lequel partage aussi les mêmes appréhensions face à ses propres épreuves.
6) L’écriture : permet aussi de stimuler l’imaginaire, la créativité, grâce à l’expression écrite. C’est une autre forme artistique qui permet de voyager ou de raconter. Exercices brise-glace, cadavres exquis, rédaction de récits courts ou moins courts et partage d’histoires seront au programme.
Sa nature rédactionnelle est parfois trompeuse, l’écriture fait en effet partie intégrante des arts de la parole : un texte a pour but d’être lu, souvent même à voix haute !
Attention : un atelier d’écriture n’est pas un atelier littéraire, chacun y trouve sa place ! Celui-ci n’a pas pour but de juger l’orthographe ou la stylistique (on n’y regardera jamais les fautes) ni de former des écrivains, des rédacteurs ou des journalistes, mais bien de favoriser l’expression de chacun.
En cas de demande expresse, chaque atelier/animation peut porter sur une thématique particulière ou mener vers une production, un spectacle en fin de projet. Dans ce cas particulier, les participants se doivent, en contrepartie, de faire preuve d’une assiduité plus rigoureuse à l’atelier/aux animations (ne serait-ce que par respect envers leurs partenaires).
Informations utiles :
Fréquence d’un module : intensif (entre 2 et 5 jours) ou hebdomadaire/bi-mensuel selon une période à définir. Plus le projet est long, plus la production sera aboutie.
Durée d’une séance : 2 heures minimum.
Taille d’un groupe : autour de 10 personnes.
Les ateliers/animations que je propose sont orienté(e)s envers tous les publics. Ils/elles peuvent parfaitement s’adresser à une entreprise, à une classe d’école ou à un public dont la langue maternelle est différente du français dans un processus d’appropriation du langage ou d’alphabétisation (je peux aussi faire office de traducteur/interprète dans la mesure du possible – EN, RU, ES).
Je suis actuellement membre de l’équipe d’animateurs permanents du CEC Le Labo au Centre Culturel L’Entrela’ d’Evere, et ai également travaillé pour le CEC Terre Franche d’Eghezée.